L’émission 02 – Analyse de beats

palmier

Pour cette deuxième émission, j’ai choisis de vous présenter quelques beats que je trouve « particulier ». Certains sont très anciens, d’autres plus récent, mais tous ont en commun d’avoir chatouiller mes oreilles dés la première écoute.

Le but de cette émission, comme je le précise dans l’intro, c’est de vous présenter des idées originales ayant déjà été exploitée par d’autres beatmakers, afin d’élargir peut être le champ de ce que vous pouvez imaginer. Rien que ça!

Si le concept vous plait, n’hésitez pas a me le faire savoir en commentaire, ça me donnera le signal qu’il faut continuer cette émission.

Important
A la base, la vidéo était prévue pour Youtube, malheureusement elle ne pouvait pas contenir certains extrait sonore, j’ai donc décidé de la proposer ici en version complète.

J’ai donc fait un petit tour de mes classiques histoire de dénicher des beats qui ont quelques choses de particulier. On va écouter ces instrus, en espérant que cela vous donne des idées!

Pour commencer, je vous propose d’écouter un extrait du morceau « 7 » de IAM. Cette instru a quelque chose d’unique, elle a été créer sur un battement en 7/8. Sachant que 99,999 % des beats de rap tournent en 4/4, cela m’a paru intéressant a souligner.

Essayer donc de compter les mesures a la façon habituel, vous allez voir… vous allez vous perdre.

Modifier le système de battement d’un beat, voila une idée originale très peux exploitée par les beatmakers!

On va maintenant s’écouter un titre qui cartonne a l’heure ou j’écris ces lignes, a savoir « No Heart » de 21 savage, produit par Metro Boomin. Pourquoi j’ai choisi cette instru ? Et bien en fait, je trouve qu’elle sort du lot de part son coté minimaliste et ambiant. Il n’est pas toujours nécessaire de composer des grandes mélodies, encadrée par des suites d’accords sophistiquée, pour produire un hit.

On pourrait caricaturer en disant que la mélodie de cette prod se compose de deux notes. Et pourtant. La sonorité utilisée crée une ambiance vraiment sombre et intéressante. Ca nous rappel un peu les samples « a l’ancienne ». Très peux d’ingrédient, mais une efficacité redoutable.

Voila! Comme vous pouvez l’entendre, la base mélodique du morceau est vraiment minimaliste. Et contrairement a ce qu’on l’on pourrait penser, il est très difficile de faire une instru de ce type qui ne saoule pas. Si vous jetez deux notes au hasard, votre beat va saouler très rapidement.

C’est la qu’on voit vraiment les producteurs de génie. Très peux d’ingrédient pour une instru qui déchire!

Voici une autre prod hyper connue qui était relativement minimaliste :

50 Cent, In da club, par Dr Dre.

C’est une démarche de création vraiment différente. Des mélodies vraiment basique, 3 ou 4 notes maximum, pour un son qui reste gravé dans la tête même après 15 ans.

Pour l’instru suivante, c’est une petite particularité au niveau de la basse que j’ai choisi de vous le faire ré-écouter. Oui, ré-écouter car il est tellement connu que vous n’avez pas pu passer a coté a l’époque.

En fait, on a pas une basse isolé comme sur d’autres morceaux. En effet, on a une espèce de flûte qui joue en simultané avec la basse et qui apporte une atmosphère vraiment particulière au morceau.

C’est assez rare que pour être souligné! L’idée est simple, mais il fallait y penser. Je n’ai personnellement entendu ça nul part ailleurs. Ni avant, ni après.

Maintenant revenons sur un son US avec le son « The Way I am » d’Eminem. J’ai toujours trouvé cette prod vraiment intéressante car elle a été construite en « coupé décalé ». Je m’explique, comme vous allez l’entendre, on a un kick qui vient frapper la mélodie toujours 1/4 de temps plus tôt par rapport au temps. De plus, le piano, qui joue un espèce de triolet, vient se plaquer sur le kick a la dernière note. Ce qui accentue encore un peu cet effet de décalage.

Et pour ne rien gâcher, Eminem vient plaquer son flow sur le Piano qui joue ses triolets. C’est inédit. La encore, je n’ai jamais entendu un autre morceau construit de cette façon.

Pour terminé, je vais vous laisser avec un son de Rocé, On s’habitue.

La aussi, cas unique, cas d’école comme on dit. On a un beat qui commence pendant 1 minute entière avec uniquement de la batterie… pour ensuite être complété par un sample de violon qui arrive progressivement. L’effet que cela provoque est vraiment envoûtant. Je n’ai jamais retrouvé cette sensation ailleurs que dans ce morceau, cela valait donc la peine d’en parler.

Voici le morceau :

J’espère que cette émission vous a plus. Si vous avez vous aussi détecté des instrus particulière et que vous aimeriez qu’on en discute, n’hésitez pas a me le faire savoir dans les commentaires. Je n’hésiterais pas a refaire une émission du même style si je vois que le concept vous plait.

C’est l’occasion d’étudier un peu le travail des autres… de ces grands beatmaker qui ont marqué l’histoire du rap français et américain.

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